Conseil d'administration d'Enfance et Partage Somme

Siège de l'association: 19 Rue des poulies 80100  ABBEVILLE


Président : Daniel DEROUBAIX

Trésorière : Brigitte TESTU 

Trésorière  adjointe : Catherine VEREL

Secrétaire : Murielle POLLEUX

Thérèse RENAULT, Muriel DAMONNEVILLE, Geneviève BEAURAIN, Jacqueline FRANCOIS, 
Marie-Agnès DEROUBAIX

 

Le Dimanche 7 Avril 2024, grâce à la participation de chacun, notre fête des 40 ans de l’association a été une belle réalisation. 

Elle a permis aux visiteurs de passer une bonne après-midi festive, mais aussi instructive sur l’historique de d’association et les enfants parrainés. 

Thérèse, Denise et Louise nous ont transmis beaucoup d’émotions dans leurs témoignages ! 

Cette fête nous a permis d’échanger personnellement avec chacun des auditeurs, et nous avons reçu plusieurs promesses de nouveaux parrainages. 


Tsiry RASOAMANANA

Notre ami Monsieur Tsiry RASOAMANANA est décédé le jour de la Toussaint.

Tsiry a été notre guide. Il nous avait conduit dans les trois établissements scolaires en 2018. Nous avions repéré ses compétences et sa probité. En février 2022, il s’est rendu dans les écoles pour prendre des nouvelles des enfants que nous ne pouvions visiter en raison du Covid.
En octobre 2023, avec nous, il a refait le tour des établissements et  savait attirer notre attentions sur les points à améliorer.

 Il aimait profondément faire découvrir son pays. C’était un homme de grande valeurs morales et professionnelles et son décès est une grande perte
.

VOYAGE A MADAGASCAR , OCTOBRE 2023

 
Aller sur place est une nécessité pour l’association : rencontrer les enfants, les enseignants, les directeurs d’école, comprendre leur mode de fonctionnement, leurs attentes, être confrontés aux réalités de leur vie dans un pays en grande fragilité économique. La levée des restrictions liées au Covid a permis à six personnes de partir à nouveau à la rencontre de nos amis malgaches en octobre dernier.
Dès notre arrivée à l’aéroport de Tananarive, après l’accueil chaleureux de notre guide Tsiry (qui nous avait déjà accompagnés en 2018) nous parcourons les douze kilomètres qui nous séparent de la capitale : il fait jour et nous constatons que rien n’a changé : les gens circulent à pieds sur les bords de route, les petites boutiques en bois recouvertes de tôles se succèdent au milieu des rizières. La pauvreté est partout présente. A l’entrée de la ville, se dressent soudain des tours gigantesques, dont l’impressionnante tour Orange (l’opérateur téléphonique). Pendant notre séjour, ces contrastes nous saisiront : les maisons vétustes d’une beauté ancienne mais non entretenues et l’hôtel Belvédère où nous passerons notre première nuit, les routes absolument délabrées (même la célèbre nationale 7 qui relie la capitale au Sud du pays) et l’installation de la fibre par de nombreux ouvriers munis d’une simple bêche !
Sur ces routes défoncées et non entretenues circulent quantité de véhicules de toutes natures, charrettes à bras ou tirées par des zébus, cyclo-pousses, vélos, taxis-brousse surchargés… mais aussi semi-remorques : tous s’adaptent à la situation : « Ady gasy »  c’est-à-dire débrouille malgache pour pallier le manque de tout ! Cet état d’esprit se retrouve dans de nombreux domaines : Santé, construction, économie…mais aussi éducation car il faut surmonter les carences d’un état malgache absent.
Aucune mécanisation agricole, tout se fait à la main et avec les zébus. Les astuces, l’art de récupérer les petits riens pour en faire des objets utilitaires au quotidien, artisanat divers de toute beauté (travail du bois, broderie, vannerie, ferronnerie…) la moindre fibre végétale est exploitée pour fabriquer cordages, paniers et sacs de toutes formes.  La vie et la créativité jaillissent de partout.
La beauté de l’île est un atout fascinant et attachant : Les paysages modelés par l’homme ou les paysages sauvages et déserts, les plages paradisiaques, les plantes aux mille couleurs, l’aspect esthétique du linge étendu au bord des rivières, les sourires, la bienveillance, l’entraide…et les enfants qui se baignent et jouent dans la rivière boueuse.
Face à ce quotidien difficile, les établissements scolaires sont le meilleur moyen de lutte contre la pauvreté. Nous avons aperçu de très nombreuses écoles dans les villes et les campagnes : L’éducation est théoriquement gratuite, mais il faut payer les professeurs  (!!) et les fournitures, ce qui n’est pas à la portée de bien des familles. Les classes sont surchargées (la population est très jeune), mais les enfants attentifs et souriants, comprennent très vite l’importance de l’enseignement.
Nous avons visité 3 écoles dans lesquelles nous parrainons des enfants ainsi qu’une école publique de brousse et une bibliothèque assurant une aide aux devoirs.
A Antsirabe, école et collège laïcs, nous parrainons 31 enfants dans 2 établissements. Nous avons été accueillis par des enfants chantant et dansant. Les locaux, dont une partie a été financée par l’association, sont correctement aménagés, mais modestes par rapport à nos critères européens. L’enseignement y est bien dispensé par des équipes motivées, convaincues que l’école est une vraie chance pour ces enfants.
A Ambalavao, Lycée Anne-Marie Javouhey, dirigé par Sœur Léa et six religieuses, 1300 élèves, 60 enseignants travaillant dans des locaux simples adaptés au climat (alternant sècheresse et cyclones). Le Lycée a développé des classes de travaux pratiques où les garçons apprennent la menuiserie et les filles la couture. Nous y parrainons 24 enfants qui prennent leurs repas dans un réfectoire, servis par les sœurs dans une ambiance chaleureuse. Cet établissement est confronté à un manque d’eau en saison sèche et nous envisageons d’y financer une solution pour régulariser l'adduction d'eau.
A Talata-Volonondry, Lycée Victoire Rasoamanarivo, 1090 élèves dirigés par Sœur Jeannette. Cet établissement a doublé de fréquentation depuis 5 ans et il est reconnu comme centre officiel d’examen pour le baccalauréat. Les classes sont surchargées mais calmes. L’école devient une vraie fourmilière lors de la récréation où se croisent des enfants de tous âges à un rythme organisé pour éviter la bousculade.
Les sœurs de ces 2 établissements ont partagé avec nous leur repas du midi : ambiance conviviale. Ces religieuses sont formidables, hyperactives, gérant des équipes et des situations de familles les plus invraisemblables. Elles n’hésitent pas à loger dans leur école des fratries entières ne pouvant être scolarisées autrement. Il y a d’ailleurs un orphelinat de 25 enfants au Lycée de Talata.
 
Au cours de nos déplacements, croisant une école publique de brousse, nous avons souhaité la visiter. L’enseignant nous a montré une réalité qui dépasse l’entendement : école délabrée, pas assez de sièges pour les enfants qui sont résignés, tristes. L’enseignant fait de son mieux, et nous déclare ne pas être payé par le gouvernement mais par les parents qui le dédommagent en « nature ».
Un autre jour nous avons visité une bibliothèque animée par une association de bénévoles qui  procure une aide aux devoirs. Les enfants y étaient vraiment épanouis et volontaires.



Bien des enfants que nous rencontrions sur les routes ou dans les champs ne sont pas scolarisés, travaillant pour amener quelque argent à leur famille. Difficile de voir cela avec nos yeux d’européens, juger de la valeur des choses, de la psychologie des habitants, mais nous comprenons vraiment que les parrainages sont la seule chance pour les plus démunis et qu’il faut les poursuivre. 


PHOTOS DU VOYAGE OCTOBRE 2023

Octobre 2023.  Nous sommes partis, 6 membres de l'association (Jean, Thérèse, Louise, Marie-Agnès, Lili et Daniel)
chacun à ses frais, pour rendre visite aux enfants parrainés et leurs formateurs.

Découverte de la nourriture locale, ici le KOBA, à base de cacahuètes, riz gluant, sucre roux enveloppé d'une feuille de bananier

Le mode de vie très rude des habitants

Parrain et marraine retrouvent leur filleule dans son école à Ambalavao

Rassemblement dans la cour à Antsirabe

Lili rencontre sa filleule à Ambalavao

Visite de classe à Talata-Volonondry

PHOTOS DE VOYAGES PRECEDENTS

Voyage 2013, Ambalavao. Louise Bercez était présidente de l'association.

Voyage 2018, Thérèse Renault visite de la léproserie de Marana

Voyage 2023, Talata-Volonondry . Daniel Deroubaix et Sœur Jeannette signant le convention de parrainage

Marché de Noël, décembre 2025

Le 6 décembre 2025 nous avons participé au marché en tenant un stand de vente d'artisanat malgache  et d'objets confectionnés par des membres de l'association

Artisanat  malgache

Ventes d'artisanat lors de manifestations:  Marché de Noël, brocantes…

Cyclopousse malgache,  région de Morondave.

Estampe réalisée à partir d'une gravure sur cuivre


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